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La stèle de Montségur décodée

Publié le par COMAS Jean-Marc

La stèle de Montségur décodée

Pour les inconditionnels de Montségur, il est un arrêt obligatoire où l'on peut soit se recueillir, soit se laisser submerger par l'histoire. Au pied du pog, se situe le "camp des cremats", l'endroit où se situait le bûcher qui englouttit plus de 200 "bons hommes" et "bonnes femmes" qui refusèrent d'abjurer leur foi cathare. La stèle qui matérialise ce lieu de martyr a été dressée au printemps 1960 sous l'égide de la Société du Souvenir et des Etudes Cathares, mais aussi sous l'autorité du dernier parfait cathare des temps modernes, Déodat Roché (1877-1978).

La stèle est la réplique d'un original situé en Lauragais à Baraigne. Sur sa face postérieure est gravée une croix manichéenne à quatre branches de même longueur terminées par trois perles. Je précise que les cathares rejetaient la croix des chrétiens catholiques car ils l'interprétaient comme un objet de souffrance pour le Christ et d'autres condamnés à mort. La croix qui leur est attribuée (la certitude n'est que relative...) sur la stèle représente les signes du zodiaque répartis en quatre groupes saisonniers, illustrant une valeur gnostique du manichéisme. Une ébauche symbolique identique avec été retrouvée en Gaule chez les Volques. Est-ce aussi par hasard que l'on retrouva ce symbole comme armoirie des comtes de Toulouse, renvoyant de nos jours à l'identité occitane? Sur l'autre face de la stèle, vous pourrez y voir la navette du tisserand. C'est une allusion à une profession exercée par beaucoup de cathares dans le monde médiéval. Il existait un important atelier de tissage à Montségur au moment du siège. Cela ne doit pas faire oculter la portée spirituelle du symbole. Cette navette matérialise l'aller et retour entre le monde terrestre et la spiritualité. Le destin de chacun se tisse au fur et à mesure des différentes vies terrestres nécessaires à la purification autorisant le retour vers Dieu (metempsycose).

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Les Troubadours, qui étaient-ils?

Publié le par COMAS Jean-Marc

Les Troubadours, qui étaient-ils?

L'image d'Epinal assimile les troubadours à des chanteurs, musiciens et jongleurs qui distrayaient les cours au Moyen Âge. Cette description concerne la partie visible de leur art, celle destinée aux non initiés. Si vos pas vous mènent jusqu'au château de Puivert dans les corbières, qui abrite les sulptures des instruments de musiques médiévaux, vous matérialiserez l'existence des Troubadours mais sans doute pas leur importance à l'époque. Je vais vous résumer en quelques lignes la face cachée des Troubadours.

Ce mouvement a pris naissance au XIIème siècle en Occitanie avant de s'étendre en Europe occidentale. Son développement plus intense correspond à la première croisade menée contre les Cathares. La condition de Troubadour requerrait trois qualités: un savoir étendu, une excellente mémoire, une connaissance de l'histoire des traditions. Le Troubadour était donc un érudit qui avait forcément à l'époque bénéficié de l'instruction du clergé. Il s'agissait surtout d'hommes, de nobles, mais les textes rapportent l'existence de personnes issues d'un milieu humble, comme Bernard de Ventadour fils d'un archer et d'une boulangère.

Le sujet principal de leurs chansons était l'amour courtois envers la Dame. Il ne faut pas l'interpréter comme l'amour bassement charnel mais comme une ascencion sans limite d'un désir qui va en s'épurant. Ils glorifiaient l'union libre, ayant en cela une position anti-cléricale, s'approchant de la doctrine cathare qui était hostile au mariage. Il n'est donc pas étonnant que la noblesse occitane souvent cathare soutint l'église d'Amor contre l'Eglise de Roma. Si je peux me permettre un commentaire, il est curieux de constater que notre monde moderne se déchire à cause du "mariage pour tous". Plusieurs siècles ont forcément altéré la signification du mot mariage. L'apaisement ne pourrait-il pas venir d'un choix de termes plus appropriés aux multiples cas de figure contemporains?

Le langage des troubadours était à la fois un "trobar clar" compréhensible par tous et un "trobar clu", sorte de message codé. Une phrase de Raimbaud d'Orange accrédite cette thèse: "Pour savant, je tiens sans doute celui qui dans mon chant sait ce que signifie chaque mot". Au Moyen Âge où l'information circulait lentement par la marche ou à cheval, le troubadour a joué un rôle essentiel dans la transmissions d'informations "hermétiques", de valeurs morales et du "gai savoir". N'étais-ce pas déjà un frémissement en faveur de la cause féminine dans ce monde occitan médiéval où les femmes jouèrent des rôles déterminents?

Le déclin du mouvement des troubadours commença lorsque le pape Honorius III interdit l'usage de la langue d'Oc en 1245. Cependant, sept troubadours toulousains fondèrent une société secrète en 1323. Elle persiste de nos jours sous l'appellation de "l'Académie des jeux floraux".

Maintenant, c'est à vous d'aller plus loin, de décoder les messages secrets parmis les fragments des deux milles oeuvres attribuées à des troubadours dont le nombre total n'a pas excédé cinq cent.

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Une pièce de théâtre inédite

Publié le

Une pièce de théâtre inédite

En visitant le pog de Montségur il y a plusieurs années, je restais perplexe. Comment avait-t'on pu brûler vifs plus de 200 être humains ? Que c'était-il passé en cet endroit pendant les 10 mois de siège de Montségur ? Cette dernière question restait bien sûr sans réponse. En m'appuyant sur des sources historiques, j'ai imaginé l'intimité de quelques habitants de ce lieu assiégé, en l'occurence, celle du seigneur des lieux, Raimond de Péreille et de sa femme Corba. Cette tragédie s'appelle "Montségur, le sacrifice cathare". Vous pouvez trouver le texte sur le site "le proscénium", sous mon pseudonyme d'auteur de théâtre "Guillaume Miller". Et puis, ce fut une rencontre avec la compagnie du "théâtre évasion" qui permit à ma tragédie de devenir un spectacle vivant (vidéo). Cette aventure théâtrale est un partage de grands moments d'émotion. Chaque public apporte de nouvelles balises qui nous font cheminer encore plus loin sur le chemin de la vérité.

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Voici le livre d'un humble écrivain!

Publié le par Jean-Marc Comas

Voici le livre d'un humble écrivain!

Rien ne me prédisposait à m'intéresser au catharisme. Mais doit-on croire aux hasards de la vie? Ne suis-je pas né à Pamiers, haut lieu de l'inquisition contre les hérétiques? L'ouvrage que je vous propose de parcourir est un tryptique destiné à appréhender les cathares sous des angles inédits.

Il y a tout d'abord un résumé de l'histoire des cathares, compréhensible par tous et destiné à faciliter l'immersion dans une période peu connue du Moyen Âge. A travers des histoires extraordinaires, vous serez transporté dans l'imaginaire et le surnaturel qui éveilleront en vous le besoin de la quête du Graal. Enfin, comme si vous y étiez, la chronique du chevalier Bernard de Scopont vous permettra de pénétrer dans l'intimité de la famille du seigneur Raimond de Péreille pendant les dix mois de siège de Montségur (la tableau en surimpression sur la couverture représente le bûcher de Montségur. Il a été réalisé par mon épouse Maryvonne).

Comment et pourquoi ai-je écrit cela? Je n'en sais rien. Etait-ce un songe, une écriture imaginative ou le fruit de la métempsycose, voyage de l'âme bien connu des cathares? A travers une maladie qui m'a laissé un temps tétraplégique, j'ai acquis la conviction que l'esprit développe des capacités insoupçonnées malgré un corps qui souffre...

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